Pascal Speter

Pour des cantines sans nitrites

Richard Ramos, député du Loiret et Secrétaire général adjoint du Mouvement Démocrate, conduira une mission d’information à partir de mi-février à l’Assemblée nationale sur les sels nitrités. À la veille des municipales, il propose un pacte pour des "cantines sans nitrites". Entretien.

Mouvement Démocrate - Quel est l'objectif du pacte "ma cantine sans nitrites" ? 

Richard Ramos - Ma conviction est intacte depuis 30 ans, elle est celle de faire en sorte que les Français mangent mieux, et notamment les plus jeunes. C’est dans cette nouvelle fonction de député que j’ai porté un amendement taxant les sels nitrités ajoutés par les industriels dans la charcuterie et responsables des cancers colorectaux, selon l’OMS (organisation mondiale de la santé). Malgré l’adoption de cette mesure en Commission des Affaires sociales, elle a été rejetée dans l’hémicycle. La mise en lumière de ce fléau de santé publique n’a pas été vain car le Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation ainsi que le Président de la Commission des Affaires économiques m’ont proposé une mission d’information sur ce sujet. Le lancement de ce pacte est un autre outil pour faire prendre conscience du danger des sels nitrités dans la charcuterie. J’invite donc les maires sortants et les candidats aux élections municipales à retirer la charcuterie contenant des nitrites des cantines de leurs communes dans un délai maximum de 3 ans. 

Quel rôle la mairie peut jouer dans le choix des produits alimentaires ?

Les communes gèrent la restauration scolaire des écoles primaires et élémentaires. Elles jouent un double rôle fondamental : bien nourrir mais aussi éduquer au bien manger. Il appartient donc aux maires, qui maitrisent ce fameux "temps cantine", de participer à l’éveil des plus jeunes. 

Pourquoi l’éducation à l’alimentation est fondamentale de votre point de vue ?

Manger, ce n’est pas uniquement "ingérer des calories" pour notre besoin physique et pour la croissance des plus jeunes. Manger, c’est comprendre une culture, une géographie, une histoire, mais aussi un futur. C’est donc très tôt qu’il faut faire comprendre à nos enfants que manger, et surtout bien manger, est indispensable à notre vie. Pendant près de 15 ans, j’ai édité le journal Feuille de Choux pour apprendre aux enfants à bien manger. C’est aujourd’hui dans ma fonction de député que je souhaite continuer à mener ce combat et défendre la gastronomie ordinaire des français. C’est par la jeunesse que nous devons éveiller les consciences d’une alimentation saine, sûre et accessible à tous.

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