Pascal Speter

Le Droit animal !!!

Dans son programme, le Pari animaliste formule des propositions pour un renforcement des sanctions prévues pour infractions envers les animaux.

Voici l'histoire de 2 d'entre eux : 

Merci Isabelle

Les enjeux d'une réelle répression de la maltraitance animale.
Il y a peu, à Marseille, a été interpellé un agent cynophile qui, le travail terminé, rangeait son malheureux chien dans une cage enfermée dans le coffre de sa voiture, comme il l’aurait fait pour un outil. Une voisine s’était inquiétée de son sort et avait dénoncé sa cage minuscule où il ne pouvait pas bouger, enfermé dans le noir avec une chaleur étouffante. Et les services s’étaient déplacé, et avaient constaté l’ignominieux : un être vivant et sensible dont le maitre ne connaissait même pas le nom, claquemuré dans le noir, considéré comme un outil, un gagne-pain, un objet.
 
Il s’appelait STORM, et son présumé tortionnaire devra répondre de ces actes odieux en octobre, car après avoir été placé en garde à vue, il a été libéré.
 
Il y a deux jours, à Marseille, un animal a encore été la proie d'un humain, subissant en pleine rue ses assauts meurtriers. Le museau en sang, WIZZIE doit son salut à une personne courageuse s'est interposée et a appelé les secours.
 
Ces actes se multiplient et démontrent un malaise social, l'animal devenant un exutoire des frustrations, un être sensible sur lequel on passe ses nerfs, le réceptacle d'une violence sourde, non contenue. Là, le tortionnaire ne se cachait même pas, il exerçait sa cruauté aux yeux de tous. Dans le subconscient de ce délinquant devait se loger la certitude honteuse d'un évitement de la loi, que, s'agissant d'un chien dont il était propriétaire, il avait tous les droits, y compris d'atteindre à son intégrité physique, de le torturer à l'envi ...
 
De fait notre système légal est peu protecteur de nos amis à quatre pattes. La loi existe, et fulmine jusqu'à deux années de prison pour les actes de cruauté et sévices graves, mais elle est appliquée de manière homéopathique. Les parquets répugnent à engorger les prétoires avec ces histoires de chiens ou de chats ... et les juges à envoyer les tortionnaires derrière les barreaux. Là est pourtant la solution, et notre degré de civilisation induit une protection des êtres sans défense et sans voix. Au-delà, les tortionnaires ont des ressorts psychologiques inquiétants pour s'attaquer à plus faibles, des êtres vivants sans défense, avec la certitude d'avoir le dessus, une violence unilatérale où l'animal prête forcément son flanc aux assauts de son agresseur.
 
Une étude aux Etats Unis a démontré que bien des serial killers s'étaient entraîné avec des animaux, avant de s'engaillardir, que ces actes sont les prémices d'une montée en puissance de la violence qu'il est nécessaire de juguler dès qu'elle s'exprime. Notre système français ne comprend pas encore cette graine de malfaisance prête à éclore chez les prédateurs d'animaux.
 
Elle ne veut pas le voir, et donne une réponse judiciaire minimaliste, au compte-goutte, lorsque les faits sont trop voyants, qu'ils ont choqué comme c'est le cas avec WIZZIE. Je note qu'après la garde à vue le triste sire a été relâché, qu'il doit comparaître en correctionnelle à une date qui n'est pas connue, qu'il n'aura pas goûté à la privation de liberté, qu'il va et vient sereinement ou presque.
 
Pendant ce temps WIZZIE est à la SPA, il panse ses plaies physiques mais aussi psychologiques, bien plus profondes encore, celles d'avoir été la cible de son maître, tabassé sans raison, écorché, blessé. Un maître qu'il a aimé et qu'il aime encore, tant les animaux sont loyaux, mais qu'il ne verra plus. Et dans son box, il souffre en silence, et gardera à jamais les stigmates de la scène de torture et de l'abandon.

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Nathalie P 13/08/2020 17:28

Honte a eux !!! de la prison ferme pour ces mec qui ne s'ont pas des homme